Lutter sans relâche pour ne pas se retrouver devant cette page blanche, lutter lutter pour ne pas donner corps à ce qui se trame dans ma tête d'abandonnée. Les mots posés, les mots vivants, les mots réels. Je pense à toi à chaque minute, tu me manques et mon corps appelle le tien, c'est dit. Je voudrais te dire viens, viens avec moi, viens en moi, explosons ces décisions à la con, Allez viens t'allumer une clope près de moi, laisse-moi te manger les joues et te lécher le cou. J'en ai assez de tout ça, de ce combat acharné contre moi-même, la cure de désintox que l'on voudrait foirer à tout prix. Je voudrais t'écrire Hé tu sais, je t'aime, je ne te l'ai jamais dit mais je t'aime, et la torture c'est pas mon truc alors Allez viens, saute dans ta caisse et emmène-moi dans tes bras, montre-moi cette brosse à dents qui m'attend encore sur le lavabo de ta salle de bain, buvons une bière et puis deux, ivres d'alcool ou ivre de bonheur qu'est-ce qu'on s'en fout pourvu que l'on se noie dans nos étreintes. Prier, prier en secret, prier encore alors que je me fiche perpétuellement de cette spiritualité stupide, prier pour que je te manque autant que le vide que je ressens à cet instant, prier pour que tes doigts morflent autant que les miens. Je n'ai que le mot T'embrasser à la bouche, t'es où mon grand, viens me chercher petit coeur, roule, cours, hurle, fume, bois, soupire, mange-toi la peau tout autour des ongles, bois encore, mais viens, il y a quelque chose ici qui t'appartient.
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