dimanche 5 avril 2015

C'est parce que je n'y ai plus droit.

Je regarde demain qui sonne comme un jour férié ensoleillé, petit mois d'avril qui pointe le bout de son nez, puis trébuche violemment sur l'image de mes draps esseulés. Penser au verbe manquer mais ne pas oser le conjuguer, vouloir me glisser sous tes couvertures alors que tu t'abandonnes à peine et te réveiller par la chaleur de mon ventre aspiré par ton dos. T'entendre sourire dans le noir et te blottir encore plus fort, à ne plus pouvoir respirer encore, glisser tes doigts entre les miens, et te laisser aller enfin. Les yeux clos, ton souffle accompagné par le mien, tes cheveux dans la nuque qui se soulèvent à chacune de mes respirations, avoir cette impression folle que s'endormir est une fête lorsque c'est avec toi. Je fixe le mur blanc, je vois les images, je sens chacune des vagues chaleurs dans le fond de mon ventre, ton souffle dans mon cou, tout est là, bien réel, tout me manque, tout a disparu, et tout ne réapparaîtra plus.

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