jeudi 12 mars 2015

Allez

Ne plus savoir quoi dire, ne plus savoir quoi faire, vouloir t'inviter au restaurant et attraper ta main à la hâte. Regarder tes yeux brouillon m'interroger, surtout ne pas chanceler et sentir tes doigts terminer d'enlacer les miens, enfin. Sourire en esquisse, le voir devenir pluriel, et deviner nos coeurs se faire tout à coup plus légers. Tu m'as parlé de barrières durant trop longtemps, les mettre les enlever, les installer à nouveau et puis tout envoyer valser, moi je les sens encore qui lacèrent mes côtes lorsque tu t'approches de moi. J'en garde encore les marques enfoncées lorsque le jour se pointent et que je choisis la fuite à ton regard suffisant au petit matin. J'ai perdu le droit de t'aimer il y a très longtemps, aujourd'hui il ne me reste que nos nuits vagabondes et un arrière-goût de pas assez qui m'enveloppe de la tête aux pieds.

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