Ca m'est apparu comme ça un samedi matin, la crainte de déranger ton sommeil par une étreinte, de bousculer ces instants de toi que tu ne souhaites pas partager avec moi. J'ai alors pensé fort au ridicule de ma présence dans tes draps, au trois mois d'amours clandestins un peu ratés que je me prenais dans les dents et au pas fantômes que j'ai voulu te voir réaliser. Je me suis tout à coup sentie vraiment très seule, même emmitouflée dans ton odeur, le genre d'abandon qu'il devrait être impossible de vivre avec un corps bouillant comme veilleuse de nuit. J'ai attendu la dernière valse de nos hanches et j'ai, sans le savoir d'abord, déjà tiré ma révérence. Un baiser sur ta joue, celui-ci même qui claquait comme un Adieu merci c'était pas mal, et le face à face avec le volant de ma renault qui ajouta le point à la ligne. Je n'ai pas bien compris ce qu'il s'est passé ce samedi matin, ça m'est apparu comme ça et puis je l'ai pris du bout des doigts en pensant que d'ici quelques heures ça n'existerait déjà plus, et puis ça n'a pas disparu. Et puis ça c'est même définitivement soutenu. Hasta siempre Muchacho, le deuxième du même nom, deux couvertures c'était peut-être trop pour moi.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire